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La collaboration avec les banques de développement
Les banques multilatérales de développement sont un interlocuteur clé dans l’action internationale du ministère dans le monde notamment en direction des pays émergents. Au-delà des financements directs, qui sont autant d’opportunités d’affaires pour nos entreprises, il s’agit à travers ces institutions de promouvoir la stratégie d’influence de la France.
Ces bailleurs, et notamment la Banque mondiale, se vivent avant tout comme des organismes de la connaissance, et jouent un rôle majeur de prescripteur.
Ces banques exercent un rôle politique et économique majeur. Elles cherchent, en lien avec le FMI, à stabiliser les économies de nombreux pays en les incitant à adopter des mesures d’ajustement global ou/et sectoriel.
Les priorités actuelles de ces institutions sont la lutte contre la pauvreté, le renforcement institutionnel et le développement du secteur privé.
Dans le domaine des infrastructures et du développement urbain, l’implication du secteur privé et la constitution d’un secteur public compétent et non corrompu, sont considérées comme un moyen de faire levier sur des financements additionnels, et comme un gage de qualité dans la conception et la mise en œuvre des investissements, accroissant ainsi leur pérennité.
Le volume des prêts, dons et garanties accordés par les banques multilatérales aux pays en développement, en constante augmentation, s’est élevé en 2003 à 50,4 milliards de dollars et se répartissait comme suit :
Groupe Banque mondiale : 23,8
dont Banque mondiale (BM) : 11,2
Banque interaméricaine de développement (BID) : 8,9
Banque asiatique de développement (BAsD) : 6,1
Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) : 4,5
Banque européenne d’investissement (BEI) hors Union européenne : 4,3
Banque africaine de développement (BAfD) : 2,8
L’action du ministère vis-à-vis de ces institutions financières internationales se décline selon des horizons et des objectifs complémentaires :
>>> A court terme :
L’appui aux projets et le soutien aux entreprises françaises sont facilités par des aides publiques que les entreprises ou banques elles-mêmes sollicitent en phase d’étude amont ou d’accompagnement des investissements. Dans le cadre de la procédure FASEP (Fonds d’aide aux études du secteur privé) le ministère participe à l’instruction des dossiers en apportant son avis technique au ministère de l’Economie et des Finances.
>>> A moyen et long terme :
La promotion du savoir-faire français public et privé prend des formes diverses : de l’organisation de séminaires à la participation d’experts à la réalisation d’ouvrages de dissémination.
Elle vise à faire connaître l’expertise publique et privée française, influencer et faire évoluer la pensée de la Banque.
>>> A long terme :
La diffusion de la culture administrative et technique du ministère est favorisée par le détachement d’agents dans ces grands organismes prescripteurs. La mise à disposition d’agents, l’envoi d’experts senior court terme pour suivre des projets ou contribuer à la définition de politiques, ou l’envoi de stagiaires de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées (ENPC) ou l’Ecole nationale des Travaux publics de l’Etat (ENTPE)y font apprécier l’expertise du ministère.
Voir également : personnel à l’International Les partenaires du ministère en matière de coopération internationale et de développement
